V.nezia

Dogano 1 deux gondoles large

Dogano 2 lune

Dogano 3 reflets eau tache

Dogano 4 grib 1

Dogano 5 edif 1

Dogano 6 grib v1

Dogano 7 grib planlarge

Dogano 8 grib grib

Dogano 9 edif 2

Dogano 10 edif 3

Dogano 11 grib mats

Dogano 12 gondolier

[J. M. W. Turner, The Dogano, San Giorgio, Citella, from the Steps of the Europa (1842) (Londres, Tate Britain) http://www.tate.org.uk/art/artworks/turner-the-dogano-san-giorgio-citella-from-the-steps-of-the-europa-n00372 ]

https://coupfantome.wordpress.com/2013/04/23/waterloo-une-tempete-de-moins/

https://coupfantome.wordpress.com/2013/04/22/dune-autre-tempete/

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Couleur fantôme

Hantaï - tabula lilas

 

Toile brut et peinture blanche. Mais cette tabula produit, sous un certain éclairage, la couleur lilas. Couleur perçue alors qu’elle n’est en rien dans ses constituants, couleur immatérielle ; couleur fantôme.

il ne reste plus que 3 jours pour voir la magnifique rétrospective Simon Hantaï au Centre Pompidou, qui s’achève le 2 septembre, et y voir de multiples autres couleurs et (dans le) blanc(s), et de multiples autres matières, — celles de Mariales, des Meungs, des Etudes ou des Tabula —, des plis et des étoilements, …

 

Aux non-nés

Anselm Kiefer, Die Ungeborenen

 

Under the stars

 

Take off your coat, girl

Leave it by the stairs

Pick up the telephone.

 

There’s a star outside

Shining bright

And the moonlight falls

On the apple tree.

 

She stands and watches Venus rise

And from another street a baby cries

But everything will be all right.

 

And we can see her face

Disappear into the night’s strange patterns

From the window of a train

We see her dancing barefoot in the summer rain.

 

Another face another time

Turns peacefully into the fading mackerel sky

But something ancient in her eyes

Says everything will be all right.

 

I hear the milk-float coming down the terrace now

The fat man in the corner house

Is shaving in his dressing gown

A girl stands in a garden

And starlings swoop above the town.

 

Then everything moves out of sight

In darkness deeper than the darkest night

We hear the heart that comes to life

And everything will be all right.

 

[ And Also The Trees, Under the stars, S.H. Jones / AATT,  (Listen to) the rag and bone man, 2007 ]

Anselm Kiefer, Die Ungeborenen

 

Waterloo (une tempête de moins)

Waterloo 1 (coup fantôme)Waterloo 2 (coup fantôme)Waterloo 5 (coup fantôme)Waterloo 4 (coup fantôme)Waterloo 3 (coup fantôme)Waterloo 6 (coup fantôme)Waterloo 7 (coup fantôme)

[J. M. W. Turner, The Field of Waterloo (1818) (Londres, Tate Britain)

http://www.tate.org.uk/art/artworks/turner-the-field-of-waterloo-n00500  ]

(NB : mise à jour 1er mai ’13 : modification ordre des images)

Judith hébétée

Bernardo Cavallino (1616-1656), Judith tenant la tête d'Holopherne, Musée des Beaux-Arts, Stockholm

Bernardo Cavallino (1616-1656), Judith tenant la tête d’Holopherne, Nationalmuseum, Stockholm

Comme pourrait le dire la sagesse populaire : « Holopherne étêté, Judith hébétée ».

Dans une salle du musée de Stockholm, un peintre napolitain post-Caravage méconnu montre que l’héroïsme n’est pas si simple qu’on voudrait ; que sauver son peuple en tuant le général/tyran qui l’assiège ne transforme pas aussitôt en figure glorieuse. L’air impassible et statuaire est bon pour les yeux clos du mort, à jamais figés dans le sommeil et les rêves dans lesquels il a été surpris. Judith, elle, est à proprement parler hébétée. Elle n’est pas ferme, la main qui retient dans un pli de la robe l’épée qui vient de trancher la tête et qui manque de glisser ; pas plus ferme l’autre main, où la fatigue et le réflexe incongru d’une caresse se lisent au lieu de l’assurance de dominer le trophée. Hagard et disjoint, le regard ; le corps tout entier dans un relâchement qui réduit à néant tout hiératisme, toute posture, tout triomphe : les muscles se relâchent, tout le corps s’affaisse en se détendant — marionnette que les fils ne tiennent plus, par les yeux et la bouche quelque chose s’échappe, s’expire. Frapper/trancher ne fut pas rien : cette image vient juste après la peur, juste après la tension de l’exécution rapide et comme inconsciente de l’acte ; quand c’est fini et que tout retombe, épuisé. On n’a pas l’air très fin dans ces moments-là, c’est sûr, j’imagine.