AATT again : vidéo concert Mâcon 2013 intégral

Le film du concert du 28 septembre dernier d’And Also The Trees à Mâcon (La Cave à musique) — « Missing in Mâcon — a « FD » 90 mn live HD film » — est en ligne. Début par Rip Ridge, arrivée de The Knave, retour de Missing, final dont on ne se lasse jamais par Virus Meadow

Setlist : Rip Ridge / Maps in her wrists and arms / Hunter not hunted / Only / He walked through the dew / The legend of Mucklow / Slow Pulse Boy / Mermen of the Lea / Angel, Devil, Man and Beast / Dialogue / Bloodline / The Knave / A room lives in Lucy / Rive Droite / encores : Missing, Burn Down this Town, Virus Meadow.

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voir aussi (archives coup fantôme) :

https://coupfantome.wordpress.com/2013/05/23/deux-garcons-au-pouls-lent/

 

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November : November, « November »

November is November is November…

couverture November

après « Mr November » (voir fin du post précédent),

et pour marquer cette fin de novembre

— en 2006 (et pourtant ce n’était pas en novembre, mais en janvier), fruit d’un voisinnage suisse (et plus précisément genevois), Bernard Trontin (batteur des Young Gods) et Simon Huw Jones (voix d’And Also The Trees) sortaient sous le nom de « November » un magnifique album éponyme, alliance climatique entre l’électro « ambient » cinématographique de Trontin et la voix doucement profonde de S.H. Jones.

Le temps passant, nombre de traces sur le net s’en sont effacées. L’album est cependant toujours commandable sur le site de Shayo Records, et trois titres peuvent être écoutables en avant-goût au détour d’un myspace caché. Petit trésor à retrouver sous les feuilles.

Les trois titres :

https://myspace.com/trontinjones/music/songs

et un par un :

« The Stairwell » :

https://myspace.com/trontinjones/music/song/the-stairwell-20271073-20072258

In my room I hear the stairwell / Hushed with a voice dry / Who are you ? / I’ve held an eye up to the keyhole / Opened the door to this solitude. /// I stumble in the dark / that stucks like quicksands / But see you running to the dawns land / Into a day that stretches long / The sweet smell of bread / And fragments of songs… /// I’m walking down Bear Hill / Where the streetcars glide /// And the snow that falls / out of this solemn night / But beneath the bridge / Where the wind will fly / I see your head extended to mine. /// Bring me joy bring me spring / Bring me anything you please / The lights on the Rhone silently gaze. /// So morning comes / Bringing with it it’s fair face / I can see you run / Among the leaves upon the chase. / Your river flows / A frozen mud that shines like gold / Out of your heart I see the sun / Shines through these morning trees.

« The Night Watchman » :

https://myspace.com/trontinjones/music/song/the-night-watchman-32626512-33544765

Foud a coin on the floor / Pressed my nose to the window pane / Bucket in the corner / Picture on the wall /// Don’t know where to shine my torch / Cycle down the empty street / Broken glass in the yard /// Early morning in the town / And the stars still shine / In my pocket /// In my pocket /// The stars still shine /// In my my pocket.

« Melancholy Jane » :

https://myspace.com/trontinjones/music/song/melancholy-jane-20262920-20064105

(all songs : Music & instruments : Bernard Trontin ; Voice & words : Simon Huw Jones)

Concerts, dès demain et pour l’automne (Fuck Buttons, Nick Cave, suede, The National, AATT)

Mise à jour 21 novembre ’13 : traces de ces concerts dans le post « Concerts de l’automne, c’est déjà hier : suede, cave, national — traces« .

 

Fuck Buttons en live à Paris au Trabendo, c’est ce jeudi 19 septembre, c’est-à-dire que c’est déjà demain (à partir de 19h30 ; 1ere partie : Eaux).

(Et comme c’est la saison des 19, Nick Cave & The Bad Seeds, c’est le mardi 19 novembre, juste à côté du Trabendo, c’est-à-dire au Zénith ; le lendemain de The National)

(Au Luxembourg (Rockhal), Nick Cave c’est le vendredi 15 novembre, alors que The National c’est (toujours au Rockhal), le 6 novembre ; à Amsterdam, Nick Cave les 4 et 17 novembre,tandis que The National c’est le 7 )

(On se demande alors pourquoi Suede a choisi le lundi 11 novembre pour son concert à la Cigale — sans doute le fait que c’est dans le cadre du Festival des Inrockuptibles.) (A Luxembourg (Den Atelier), Suede c’est le samedi 2 novembre ; leur tournée se terminera au Paradiso, donc à Amsterdam, le 23 novembre)

Fuck Buttons ne tourne ni à Luxembourg, ni à Amsterdam ; mais passe à Katowice le 30 septembre.

Et And Also The Trees (http://www.andalsothetrees.co.uk), c’est tout bientôt :

27/09 METZ – Les Trinitaires
28/09 MACON – Cave a musique
29/09 MONTPELLIER – Guitar Festival

(Deux) garçon(s) au pouls lent [& +]

En guise de retour sur le superbe concert d’And Also The Trees — simple et intense, avec en particulier des versions parfaitement appropriées pour la scène et fluides des chansons du dernier album, Hunter Not The Hunted (le groupe a ainsi commencé le concert par « What’s Lost Found« , et livré de fines versions de « Rip Ridge » ou « Bloodline », entre autres), ou le bonheur de réentendre « Shantell « ou même … « The House of the Heart« —   au point Ephémère le 3 mai dernier, une vidéo du classique parmi les classiques, qui a clôturé en dernier rappel : « Slow Pulse Boy »

( Pour les curieux, la play list : What’s Lost Found — Maps in her wrists and arms — Hunter not the hunted — Only — Angel, devil, man and beast — The legend of Mucklow — He walked through the dew — A room lives in Lucy — Paradiso — Rip ridge — Burn down this town — Shantell — Dialogue — Rive droite ; + The house of the heart — Bloodline — Belief in the rose — Virus Meadow ; + Slow pulse boy )

(Sachez également que le concert de Rennes de cette même tournée est en vidéo sur you tube, par petits bouts d’une quinzaine de minutes, en intégralité et de bonne qualité : je poste la première vidéo ci-dessous : vous aurez ainsi, entre autres, la bonne surprise d’un début avec « What’s Lost found« , et aussi, après « Hunter not the hunted » l’occasion d’entendre une version, rapide, de « Shaletown« , pas jouée à Paris :

ou, plus loin, « Rip Ridge« , « Burn Down This Town » et « A Room Lives in Lucy » :

et vous pourrez naviguer à partir de celles-ci pour enchaîner les suivantes.)

 

Et cette vidéo est l’occasion d’en convoquer une autre, plus ancienne — plus de 25 ans la sépare de celle du Point Ephémère ! — mais resurgie il n’y a pas si longtemps sur youtube : celle qui correspond à l’enregistrement audio du concert au club « La Dolce Vita » à Lausanne en 1986, qui a été publié en vinyl puis réédité en CD (les deux malheureusement épuisés) sous le titre The Evening of the 24th : album live publié juste après le second album studio, Virus Meadow tant le groupe (Simon Huw Jones et Justin Jones, bien sûr, et alors Steven Burrows à la basse et Nick Havas à la batterie, là où désormais celles-ci sont assumées par Ian Jenkins et Paul Hill, auxquels s’ajoute Emer Brizzolara au dulcimer) tenait à rendre compte de l’énergie et de l’intensité de leurs performances en concert, autre que la beauté froide (je parle de Virus Meadow) des enregistrements studio.

Très troublant de découvrir cette vidéo, après avoir tellement écouté (comme beaucoup d’autres, je suppose) l’enregistrement audio du concert, tant cette version de « Slow Pulse Boy » est devenue la version de référence — plus encore que celle, à la linéarité froide et inexorable, de la version album donc (d’ailleurs, pour leur compilation 1980-2005, c’est cette version que les « Trees » avaient choisie) — avec son intensité, la tension de plus en plus perceptible dans (la guitare de Justin et) le récit/chant de Simon Huw Jones, dont on sent à l’écoute qu’elle investit graduellement son corps ; et de constater, lorsqu’on le voit, le statisme de Simon Huw Jones, rivé et accroché à son micro, droit et le regard comme reclos tout en étant perçant et pointé sur le public (ou le lointain…) : l’intensité gagnant en effet sa voix et son corps, mais sans se traduire dans les mouvements du corps, en une sorte de concentration/condensation singulière — certains cramponnages de micro supposés tandis que la caméra est sur Justin et le relâchement final le faisant s’accroupir au pied du même micro trahissant cependant, en plus de sa condensation statique, la tension en question.

Cramponnages de micro et concentration intérieure qui ne sont pas si loin de ses performances d’aujourd’hui, ceci dit : les formes de son expression se sont assouplies — le regard, les yeux plus souvent fermés, le corps un peu plus mouvant, le rapport au micro, comme le visage lui-même d’ailleurs — mais c’est bien la même tension centrée sur l’intériorité qui innerve et nourrit le récit (on pourrait presque dire le monologue intérieur, mais ce n’est pas exactement le cas — quoique… — avec le récit de « Slow Pulse Boy » ; je pense à « Gone … Like The Swallows« , sur lequel il faudra revenir un jour…) : Simon Huw Jones, tellement peu communicatif et pourtant si transmetteur des images intérieures incarnées dans ses textes et suscitées et portées — à l’écriture et à l’enregistrement comme en live — par la musique ; intériorité s’extériorisant par exemple, dans la vidéo du Point éphémère, dans un léger mouvement de main, ou plus expressionnistement dans une saisie de pied de micro… (ou ailleurs dans une danse désarticulée, comme la vidéo live de « The untangled man« ) ; intensité concentrée sur l’intérieur pour faire revivre et passer à chaque fois une suite d’images revivifiées, revécues.

 

« Somewhere the blast furnace explodes / Plumes of amber in the night sky / Each explosion bounces / From horizon to horizon / From horizon… to horizon / And for a while, the slow pulse boy / Stood by the window / And let the fire sink into his skin // Again all was still / But for the empty tin / Rolling up and down a gutter / On the breeze // Then we were standing very close / I could live in the space / Between his heartbeats / Outside the  furnace erupts again / And dark red rivers / Filled our veins with frenzy // We could tear up the floors / And find all the things we’d ever lost // And the fire burns in our jack boots // So we chase the explosions / From horizon to horizon / Wrap ourselves around the distance / For as long as we can hold / Somewhere a girl is singing // There is calm in the air / But there is greater calm than I can bear // Tomorrow the sun shines » (S. H. Jones)

 

Bonus :

– Jamais 2 sans 3 : dans les classiques des captation vidéo de « Slow Pulse Boy« , il y a bien sûr aussi celle (plus rapide) filmée par Gaspar Claus lors du mémorable concert de 2007 à la Maroquinerie (tournée Rag and bone man) :

 

– Enfin, une excellente nouvelle : AATT repassera en France fin septembre pour trois concert, à Metz (Trinitaires, 27/09), Mâcon (Cave à musique, 28/09) et Montpellier (Guitar festival, 29/09).

http://www.andalsothetrees.co.uk

Aux non-nés

Anselm Kiefer, Die Ungeborenen

 

Under the stars

 

Take off your coat, girl

Leave it by the stairs

Pick up the telephone.

 

There’s a star outside

Shining bright

And the moonlight falls

On the apple tree.

 

She stands and watches Venus rise

And from another street a baby cries

But everything will be all right.

 

And we can see her face

Disappear into the night’s strange patterns

From the window of a train

We see her dancing barefoot in the summer rain.

 

Another face another time

Turns peacefully into the fading mackerel sky

But something ancient in her eyes

Says everything will be all right.

 

I hear the milk-float coming down the terrace now

The fat man in the corner house

Is shaving in his dressing gown

A girl stands in a garden

And starlings swoop above the town.

 

Then everything moves out of sight

In darkness deeper than the darkest night

We hear the heart that comes to life

And everything will be all right.

 

[ And Also The Trees, Under the stars, S.H. Jones / AATT,  (Listen to) the rag and bone man, 2007 ]

Anselm Kiefer, Die Ungeborenen

 

L’homme démêlé

And Also The Trees, The Untangled Man (S.H. Jones / S.H. Jones – J. Jones – S. Burrows – P. Hill), album Further From The Truth (2003)

 » Take a breath / Take a stride / Might bring you happiness / Might bring you wine

Small bird singing in a great tree / A man with boots on walks by me / Take a walk on the black beach / Feel the sand fine / Watch the sun rising / Watch it behind your hand

But show me the untangled man / Show me where he is / If you can

In the face of a child / A place of wilderness / And summertime / A slow love waxing in a girl’s eye / An old man staring through the night / Saw the fire of devotion / The faith of the blind / Watched the world turning / Weaving a rope of sand / But show me the untangled man / Tell me where he is / If you can  »

Bonus :

version acoustique live (Nancy, 2009)

version live (électrique) (Bruxelles, 2012)

tournée française avril-mai (voir ici)

http://www.andalsothetrees.co.uk/