Concerts de l’automne, c’est déjà hier : Nick Cave, suede, The National — traces

Nick Cave & the Bad Seeds, 19 novembre, Zénith

« Can you feel my heart beat ? »

+ Bonus : Deanna (dernier rappel) :

La question : combien Warren Ellis use-t-il d’archets par concert ? Les témoignages de nos envoyés spéciaux concordent : ils l’ont vu en jeter, d’un grand geste ample et sauvage, au moins 5 ou 6 vers le grand rideau de fond de scène, après que coup d’archet après coup d’archet les crins se soient les uns après les autres rompus, ce qui donne un très bel effet visuel d’effilochage en particulier lorsque la lumière est en contre jour. De la part de quelqu’un qui sait si bien jouer du violon exactement comme il jouerait d’une guitare, rien de très étonnant : rock, violence, violin.

(setlist : We No Who U R – Jubilee Street – Tupelo – Red Right Hand – Mermaids – The Weeping Song – From Her to Eternity – West Country Girl – God Is in the House – People Ain’t No Good – Into My Arms – Higgs Boson Blues – The Mercy Seat – Stagger Lee – Push the Sky Away    + We Real Cool – Papa Won’t Leave You, Henry + Deanna )

 

suede, 11 novembre, Cigale (Festival Les Inrocks)

« High on diesel & gasoline »

intros – Still Life – Barriers – It Starts And Ends With You – Trash – Animal Nitrate – We Are The Pigs – Sabotage – The Drowners – Filmstar – Heroin [1999] – The 2 Of Us – For The Strangers – So Young – Metal Mickey – Beautiful Ones  + She’s In Fashion – New Generation

Pour information : suede est un groupe anglais composé : à gauche de la scène, à droite de la scène, sur le devant, sur l’ampli de retour de gauche, sur l’ampli de retour de droite, sur l’ampli de retour du centre, dans la foule, sur le rebord du praticable du batteur, en l’air, etc. : un chanteur-performeur-showman nommé Brett Anderson, dont l’ancienne addiction au crack dans les années 90-2000 n’a jamais cessé d’être supplée par une production sans doute peu courante dans le règne humain d’adrénaline ; puis, de droite à gauche : un guitariste qui n’a plus les 17 ans qu’il avait lorsqu’il a été recruté il y a 20 ans par le groupe pour remplacer son prédécesseur, un batteur, un bassiste qui est un  bassiste, c’est-à-dire placide et ondoyant, et un ficus qu’on a toujours cru juste là pour décorer mais on mettra ça sur le compte du Chronic Fatigue Syndrom dont il est (a été ?) affecté vu qu’en fait il joue aussi du clavier et de la guitare. Le groupe est également constitué de Brett Anderson (avec pied de micro), Brett Anderson (grande bouche micro en main), Brett Anderson (lassoing with the mic), Brett Anderson, et, semble-t-il, Brett Anderson. C’est imparable.

La question : le collectif allait-il enclencher un nouveau débat autour de suede (voir les épisodes précédents dans coup fantôme), suite à la déclaration de Brett Anderson au public : « it’s great when you sing along, i love it, it’s… we’re together, it’s no theater, you know… » ? Mais même les membres « théâtre » du collectif n’ont pas jugé bon de polémiquer et d’arguer sur la co-présence théâtrale. Suede en concert, c’est sûr, c’est imparable.

 

The National, 18 novembre, Zénith

La question va avec le bonus : combien de mètres de fil de micro faut-il pour que Matt Berninger puisse faire le tour (ou plutôt le tour de la moitié de l’hémicycle, ce qui est déjà beaucoup, et par les hauteurs) du public du Zénith + retour sur la scène durant le temps de Mr November (ce qui explique pourquoi très vite vous ne le verrez plus sur scène  durant la captation qui suit) ?

(Il n’était pas possible de finir ces traces d’un beau novembre de concerts autrement qu’avec, bien sûr, un tel « Mr November ».)

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Concerts, dès demain et pour l’automne (Fuck Buttons, Nick Cave, suede, The National, AATT)

Mise à jour 21 novembre ’13 : traces de ces concerts dans le post « Concerts de l’automne, c’est déjà hier : suede, cave, national — traces« .

 

Fuck Buttons en live à Paris au Trabendo, c’est ce jeudi 19 septembre, c’est-à-dire que c’est déjà demain (à partir de 19h30 ; 1ere partie : Eaux).

(Et comme c’est la saison des 19, Nick Cave & The Bad Seeds, c’est le mardi 19 novembre, juste à côté du Trabendo, c’est-à-dire au Zénith ; le lendemain de The National)

(Au Luxembourg (Rockhal), Nick Cave c’est le vendredi 15 novembre, alors que The National c’est (toujours au Rockhal), le 6 novembre ; à Amsterdam, Nick Cave les 4 et 17 novembre,tandis que The National c’est le 7 )

(On se demande alors pourquoi Suede a choisi le lundi 11 novembre pour son concert à la Cigale — sans doute le fait que c’est dans le cadre du Festival des Inrockuptibles.) (A Luxembourg (Den Atelier), Suede c’est le samedi 2 novembre ; leur tournée se terminera au Paradiso, donc à Amsterdam, le 23 novembre)

Fuck Buttons ne tourne ni à Luxembourg, ni à Amsterdam ; mais passe à Katowice le 30 septembre.

Et And Also The Trees (http://www.andalsothetrees.co.uk), c’est tout bientôt :

27/09 METZ – Les Trinitaires
28/09 MACON – Cave a musique
29/09 MONTPELLIER – Guitar Festival

Unfamiliar (Justice pour Ride)

Nouveau débat au sein du collectif — c’est bizarre, après Suede, c’est toujours pour la musique que ça arrive… : « En mentionnant le « (catastrophique) troisième album » du groupe dans le post « Une bonne question…« , ne laisserions-nous pas entendre à notre public que Ride doit être associé à cet adjectif de « catastrophique » ? — Mais voyons, c’est la vérité, il est catastrophique cet album, et le quatrième et dernier aussi, de toute façon, à partir du moment où ils se sont pris pour un groupe des 70’s et qu’Andy Bell, un mec qui finira bassiste d’Oasis, a pris le pouvoir, contre le beau et gentil Mark Gardener, c’était logique… Bon c’est pas juste pour une note en dessous du post d’une vidéo de The Creation… — Mais si, on risque de fausser le jugement de nos lecteurs, c’est une question de responsabilité éthique et politique fondamentale ! — Oh, oh, du calme ! — Ride, c’est quand même aussi autre chose que ça : tu te souviens quand les premiers singles sont sortis, et puis Nowhere, … — Oh, tu sais, moi j’étais pas né ! — … Laisse-moi finir, c’est mon tour de parole ! (…) Oui, bon, déjà pas besoin de vote, ils ont fait une merveille, on est tous d’accord, et en plus c’est bizarre c’est pas la plus connue, c’est injuste, c’est la chanson titre du EP.. — Attention, c’est la première du EP, mais le EP s’appelait pas du nom du la chanson, il s’appelait Today Forever… — Oui, c’est pas grave, je disais… entre le 1er et le 2eme album, c’est Unfamiliar — OK, on la poste, unanimité » :

Ride, Unfamiliar (EP Today forever, 1991)

 

« Bon, voilà, la justice est rétablie. Nous avons fait notre devoir. — Mais puisqu’on fait des bonus, pourquoi on fait pas de bonus, là ? — Tu penses à quelque chose de précis, il y a quelque chose derrière ton discours objectif, là, sois franc, ne cherche pas à manipuler le collectif ! — Ben, Ride, c’était aussi le fleuron de la noisy pop du début des années 90, quand même… — Ben moi, tu sais, j’étais pas né — Laisse-moi finir, c’est mon tour de parole ! — Menteur, on a même pas fait de tours de parole là ! — Oui mais bon, enfin, ils ont quand même fait trois-quatre singles noisy et deux premiers albums qu’on a reçus en pleine gueule… — Enfin, le deuxième quand on y repense, il y a des pépites — Oui, on pense à la même, je crois… — … sans doute, mais en tant qu’album il n’est pas globalement génial, avec vingt ans de recul — OK, c’est vrai, mais quand même… — Bon qu’est-ce qu’on fait, on vote ? — Attends, on sait même pas encore sur quoi voter. — Bon proposition 1, on met un lien vers l’album Nowhere, le premier, comme ça si notre public veut aller voir, sans qu’on le leur impose de manière fasciste, hein… — Oui, c’est fait, c’est en bleu il y a une ligne — Mais on n’a pas voté ? — Et puis, proposition 2 : on met … — Ben oui, on met Leave Them All Behind, je pense que tout le monde est d’accord ? Là on aura du bruit, et puis… — Oh, moi je me souviens, quand je l’ai entendue la première fois, le single et encore moins l’album n’étaient pas encore sorti, c’était à la Cigale ils avaient commencé par ça, j’ai cru que c’était une longue intro puis une super chanson qui suivait (et puis ce final…), après j’ai compris à l’écoute du EP que c’était la même chanson — Oh oui, c’était le concert où par mégarde ils avaient… je crois que c’était sur Seagull (la première de Nowhere)…  enfin y’avait eu un larsen et pour le couvrir la régie avait monté à fond le son, le lendemain j’ai appris que c’était monté à 128db, record absolu… — Oh, moi j’étais pas né… — Oui mais moi, comme dans la même année j’ai vu Slowdive, My Bloody Valentine et Jesus & Mary Chain, eh ben j’ai une lésion interne à chaque oreille, ça c’est du souvenir… — Et moi, quand le single est sorti, on l’attendait tellement et c’était tellement super qu’on a fait une soirée chez moi rien qu’à l’écouter en boucle… — Bon, on laisse les souvenirs, on revient à nos fondamentaux envers notre public, on vote, on est tous d’accord, on met Leave Them All Behind en bonus, je pense qu’il y a unanimité, non ?, on verra comment notre public recevra l’intro, ses plus de 8 minutes, ou le final bruitiste, il faut les laisser libres aussi, parce que tu sais les fondamentaux politiques du collectif… — Oui, OK, unanimité. »

Ride, Leave Them All Behind (EP éponyme, puis album Going Blank Again, 1992)

« Oui, mais… — Quoi encore ? — La couverture, c’est celle de l’album, Going Blank Again… — Ben c’est un beau titre… Mais oui, je vois ce que tu veux dire… Elle est très très moche… — Alors que tu te souviens de celle du EP ? — Eh, oh, moi j’étais pas né ! — Oui, mais là tu peux pas comprendre… Celle du EP, elle était tellement « pop »… Oui, on la retrouve et on la met en bonus du bonus… Ce sera unanimité moins une abstention ? — Non, OK, unanimité. — Ben tu vois… » :

LEAVE-THEM-ALL-BEHIND-EP